Quand le Tour met les roues dans les Pyrénées, c’est jamais pour faire du tourisme.
Fini les rigolades, place à la castagne entre costauds du général. Et là, attention les guibolles, parce que les 45 derniers kilomètres, c’est pas du vélo d’appartement.
D’abord, faut grimper le col du Soulor par Ferrière : 11,9 km à 7,3 %, autrement dit, le genre de pente qui brule les cuisses. Pas le temps de dire Ouf qu’ils enchaînent direct avec le col de Bordères, histoire de continuer à faire grimacer les visages.
Mais le clou du spectacle, le morceau de bravoure, c’est l’Hautacam. Là, c’est 13,6 km à 7,8 % de pur calvaire. Une montée qui trie les hommes forts du moment, laisse les faibles sur le bas coté et fait causer les anciens au comptoir : “Moi, j’te dis, c’est là qu’on saura qui a les jambes et qui pédale avec les oreilles !”

