C’est la plus longue étape! Une seule du Tour 2026 dépasse les 200 kilomètres. Là, on parle d’une vraie journée de vélo, une journée où ca frotte dans le cuissard et que tu fini la journée le cul en compote bio sans sucre ajouté.
Le profil est atypique, l’échappée risque de mettre du temps à se former, avec des attaques dans tous les sens, des gars qui contrent, d’autres qui regardent, et derrière des directeurs sportifs qui hurlent déjà comme si quelqu’un avait oublié la distance du jour.
Il faudra d’abord passer Besançon, tranquillement si possible, puis filer vers Mélisey. Et là, forcément, on saluera Thibaut Pinot. On ne traverse pas son fief comme ça, en sifflotant, sans lever la casquette. Mélisey, c’est un peu Lourdes pour les amoureux du vélo à l’ancienne : du panache, des chèvres, des attaques trop loin de l’arrivée, et cette capacité magnifique à nous faire croire que tout est encore possible, même quand le peloton a déjà décidé le contraire.
Mais le vrai morceau, il arrive à la fin : le Ballon d’Alsace. Rien que le nom, ça sent la vieille photo en noir et blanc, les boyaux sur les épaules, les moustaches, les routes en cailloux et les types qui montaient ça avec trois vitesses, et des vélos qui pesaient un âne mort. 121 ans après la première étape de montagne du Tour, on revient chercher ce vieux monument. Autant dire que ce n’est pas juste une côte, c’est un morceau d’histoire avec du pourcentage dedans.
C’est là que les costauds pourront faire la différence. Pas les sprinteurs, hein, eux auront déjà rangé les ambitions dans la musette et seront au chaud dans le grupetto. Là, il faudra des jambes longues, de la caisse, et cette petite folie du baroudeur qui se dit : “Bon, les gars, aujourd’hui, je tente un truc idiot… donc peut-être génial.”
Une fois le Ballon d’Alsace avalé, il faudra plonger vers Belfort. Et là, attention : celui qui bascule avec un peu d’avance ne devra pas commencer à regarder les paysages ou à saluer les vaches. Il faudra descendre propre, relancer fort, serrer les dents et prier pour que derrière, ça se regarde comme au comptoir quand vient le moment de payer la tournée.
En résumé : plus longue étape, profil piégeux, échappée probable mais difficile à lancer, hommage obligatoire à Pinot en passant par Mélisey, puis grande explication sur le Ballon d’Alsace. Une journée pour baroudeurs solides, pas pour touristes en claquettes chaussettes.
