Ah, la bonne vieille plaine picarde… Bossus comme le dos du Bombé dans La soupe au choux et balayée par des vents qui pourraient faire décorner les bœufs !

Les équipes qui aiment jouer au jeu des bordures pourraient bien tenter leur chance ici, histoire de semer un peu de zizanie dans le peloton. Cela dit, on parie plutôt sur une explication musclée entre les puncheurs dans les quarante derniers kilomètres.

Après avoir grimpé la mythique côte de Bonsecours — oui, celle avec la stèle de Jean Robic, paix à son mollet — nos forçats de la route n’en auront pas fini ! Ils devront encore se coltiner la côte de Grand’Mare (et non, ce n’est pas une vieille dame), puis l’infernale rampe Saint-Hilaire avec un petit passage à 15 % histoire de rappeler à tout le monde que non, le vélo ce n’est pas que pédaler peinard en regardant le paysage.

Et enfin, c’est le grand plongeon sur cinq kilomètres vers le cœur de Rouen, où ça sentira bon la bière fraîche, la ficelle picarde, et promeut la victoire d’un gars qui en a sous la casquette !