Alors là, les copains, on arrive dans le Cantal. Et dans le Cantal, quand le Tour passe, c’est rarement pour faire une promenade digestive après l’aligot saucisse. Les étapes cantaliennes, c’est du sérieux : ça grimpe, ça tord, ça pique, et même les vaches sur le bord de la route encouragent nos champions.
Le rendez-vous est donc donné aux grimpeurs, aux vrais. Pas ceux qui montent un pont d’autoroute en danseuse pour la photo. Non, là il faut des gars qui aiment quand la route se cabre, quand le cardio tape dans les tempes, et quand le directeur sportif te dit “allez, c’est roulant” alors que tu es déjà au taquet.
Cette fois, le menu se corse avec le col de la Griffoul, tout neuf au programme du Tour. Inédit, qu’ils disent. C’est le genre de montée qui parait tranquille, puis qui finit par te mettre une gifle comme un ancien du village à qui tu aurais renversé le ballon de rouge.
Et derrière, pas le temps de souffler : direction le Pas de Peyrol, abordé par Murat. Rien que le nom, déjà, ça sent le costaud!
Puis viendra le col de Pertus. Celui-là, il peut faire très mal. Une route bien raide, suffisamment méchante pour lâcher les derniers rivaux qui tenaient encore dans les roues. Là, si un favori veut mettre une cartouche, il peut faire exploser le groupe façon bouchon de champ’.
En résumé : une étape cantalienne comme on les aime, avec du relief, des routes qui ne pardonnent pas, et des grimpeurs qui vont devoir sortir autre chose que des discours d’après-course. Entre Griffoul, Pas de Peyrol et Pertus, ça sent la grande explication… ou le poker menteur entre cadors jusqu’au Lioran.