Là, on entre dans le décor carte postale : le pays cathare, les vieilles pierres, les routes qui tournent dans tous les sens… et des coureurs déjà en train de regarder leurs braquets avec inquiétude.
Les reliefs ariégeois, c’est pas encore l’horreur absolue des grands cols, mais c’est le genre de terrain qui use les organismes comme tes pneus du C15 que t’as pas changer depuis 3 ans .
Du coup, cette étape peut partir dans tous les sens. T’as les baroudeurs qui vont flairer le bon coup dès le kilomètre zéro, et derrière quelques sprinteurs solides vont essayer de survivre dans les bosses en demandant à leur équipe de “rouler tranquille”. Bon… en général, quand un sprinteur dit ça, trois kilomètres plus tard il est déjà en train de demander son sixième gel a sa voiture.
Et puis arrive le col de Montségur, à 34 bornes de l’arrivée. Là, terminé le tourisme médiéval. Ça commence à écrémer sévère. Les mecs qui avaient encore des ambitions vont vite comprendre si les jambes répondent ou si elles ont décidé de rester à l’hôtel.
Au pied du château de Foix, y’aura déjà eu un sacré ménage. Les vrais costauds devant… et derrière, quelques coureurs éparpillés façon chasse au trésor cathare, avec les voitures des directeurs sportifs qui remontent la file en distribuant des bidons et des regards inquiets.