Alors là, les copains, on sort de la journée de repos. Enfin, “repos”… façon cycliste professionnel, hein. Le genre de journée où le gars fait quand même deux heures de vélo “pour tourner les jambes”.
Après avoir décortiqué tout le week-end — qui a explosé, qui a bluffé, qui a pris cher dans les Vosges, qui a laissé un bout de dignité dans les Alpes — on remet la machine en route. Et forcément, pour les battus des cimes, c’est l’occasion de se refaire la cerise.
Mais attention, qu’on ne vienne pas nous vendre ça comme une petite balade digestive entre deux stations thermales. Parce que station thermale ou pas, les coureurs ne vont pas passer la journée en peignoir avec une tisane à la verveine. Le profil est vicieux : un tiers de montée, un tiers de descente, un tiers de plat. Sur le papier, ça paraît équilibré. En vrai, c’est l’enfer.
Un tiers de montée, pour rappeler aux jambes que la journée de repos c’était pas si reposant que ça. Un tiers de descente, pour les gars qui savent piloter sans serrer les freins. Et un tiers de plat, où il faudra encore envoyer du braquet, rouler fort, se replacer, relancer… bref, pas vraiment la cure thermale espérée.
C’est le terrain parfait pour les rouleurs complets. Les vrais couteaux suisses du peloton. Ceux qui grimpent correctement, descendent proprement et roulent comme des 103 SPX débridées. Le genre de gars qui ne gagne pas toujours les grandes affiches, mais qui, sur une étape pareille, peut casser la baraque.
En résumé : reprise piégeuse, profil bien tordu, pas de promenade tranquille au bord du Léman. Après la journée de repos, ceux qui auront mal digéré le week-end voudront se refaire, mais il faudra avoir la caisse et les jambes.
