On y est, c’est le grand jour 😍. Le Tour 2026 ne commence pas par une petite mise en jambes tranquille, avec un sprint tendu comme d’hab’. Non non. Cette fois, on attaque direct avec une nouveauté, un truc de spécialistes, ceux qui mettent la tête enfoncée dans les épaules et la veine du front prête à exploser : le contre-la-montre par équipe avec les temps individuels pris en compte.
Le dernier chrono collectif sur le Tour, c’était en 2019 à Bruxelles. Autant dire qu’entre-temps, certains coureurs ont changé d’équipe, de vélo, de coupe de cheveux, et peut-être même de sexe… Mais là, ce n’est pas exactement le bon vieux contre-la-montre par équipes où tout le monde arrive groupé, bien rangé comme à la photo de classe.
Non, là, c’est plus vicieux. On reprend l’idée testée sur Paris-Nice depuis 2023 : l’équipe roule ensemble, mais chacun paie son addition à l’arrivée. En gros, tu peux avoir un train supersonique devant, mais si ton leader est en train de compter les gravillons sur le bord de la route, c’est son chrono à lui qui parle.
Dans ce genre d’exercice, il faut être fort, mais aussi bien entouré. Il faut des équipiers capables d’envoyer des relais propres, des rouleurs qui posent des watts et un leader qui ne fait pas semblant au moment de prendre le vent.
Les favoris, justement, ne pourront pas se cacher. Si tu finis à la ramasse dans Montjuïc, là, c’est déjà mort.
Et le final de Montjuïc, parlons-en. Barcelone, c’est joli, ça sent le soleil, les patatas bravas, le pata negra et la San Miguel. Mais Montjuïc, à la fin d’un chrono par équipe, c’est une rampe pour costauds.
Là-haut, les plus forts vont se montrer. Les grosses équipes bien huilées vont vouloir frapper d’entrée, poser les bidons sur le comptoir et dire : « Oh les gars, c’est qui les patrons? » Les autres vont essayer de limiter la casse, ce qui dans le vélo veut souvent dire : sourire à l’arrivée avec trente secondes dans la musette et prétendre que « rien n’est joué ».
En résumé : départ innovant, chrono collectif à la sauce moderne, temps individuels qui empêchent les favoris de faire les passagers clandestins, et final à Montjuïc pour trier les vrais costauds des beaux discours.