Bien le bonjour à tous. Aujourd’hui on ne parle plus d’une petite sortie du dimanche avec arrêt au PMU à mi-parcours (coucou PWU👋🏼) .
Parce que cette étape, elle sent la sélection définitive. Le genre de journée où tu ne perds pas seulement trente secondes : tu perds tes illusions, ton sourire, et parfois même l’envie de répondre aux journalistes à l’arrivée.
La première grosse explication devrait arriver du côté du Salève, par le col de la Croisette. Et attention, la Croisette, ce n’est pas Cannes avec les lunettes de soleil et les marches du festival. Là, c’est près de 5 kilomètres à 11,2 % de moyenne. À ce niveau-là, ce n’est plus une pente, c’est un mur. Tu regardes ton compteur, tu vois 11 %, tu pries pour que ce soit une erreur GPS… et puis non, c’est bien la route qui te met une tarte.
Sur une montée pareille, les équipiers vont tomber les uns après les autres comme des mouches. Les leaders devront se débrouiller entre grands garçons. Et là, fini les discours : si t’as les jambes, tu montres. Sinon c’est la punition direct.
Et puis, pour finir le travail, direction le plateau de Solaison. Une route étroite, à travers les villages du massif des Bornes, 11,3 kilomètres à 9,1 % de moyenne. Autant dire que si tu arrives là avec les mollets déjà cuits, t’es mal mon gars.
En résumé : col de la Croisette pour ouvrir les hostilités, pente à deux chiffres pour faire le tri, puis Solaison pour envoyer les survivants au jugement dernier. Une vraie étape de montagne, une vraie, avec du pourcentage, de la tension, et des leaders qui vont tout faire péter dans la dernière montée.
