Aujourd’hui les amis, on part d’un circuit automobile, ils les ont pris pour des formules 1 ou quoi?
On repart pour une étape où les baroudeurs vont encore se lever le matin avec de grands rêves… et les sprinteurs avec des étoiles dans les yeux. Direction Chalon-sur-Saône, avec au programme un petit passage par Decize, histoire d’enjamber la Loire comme la veille. À force, le peloton va finir par connaître le pont mieux que le facteur du coin.
Ensuite, on file vers Montceau-les-Mines, puis le Sud-Morvan. Sur le papier, ça donne un peu de relief, un peu de décor, un peu de quoi faire croire aux attaquants qu’il y a peut-être une ouverture.
Parce que derrière, les équipes de sprinteurs vont surveiller l’écart comme lait sur le feu. Pas question de laisser trois gaillards prendre dix minutes et commencer à se raconter qu’ils vont écrire l’histoire du Tour entre deux rangées de vignes.
Il y aura bien la côte de Montagny-lès-Buxy, 2,6 km à 4,3 %. Alors attention, c’est pas le Tourmalet non plus. Ça pique un peu, ça réveille les jambes, ça peut faire sauter deux sprinteurs qui ont abusé du dessert la veille, mais pour renverser totalement le scénario, il faudra plus qu’une simple bosse.
Les attaquants vont probablement s’en servir pour secouer le cocotier, tenter de désorganiser un peu les trains, mettre un coup de pression aux équipes de sprinteurs. Mais dans le vignoble chalonnais, sauf si ça se regarde franchement derrière, les grosses cuisses devraient remettre tout le monde d’accord.
En résumé : échappée courageuse, un décor sympa, des vignes, petite côte pour faire semblant que tout reste ouvert… mais les sprinteurs ont encore coché l’étape. Les gars de devant auront le droit d’espérer, mais derrière, les trains devraient arriver à l’heure.
