Alors là, au troisième jour, fini les politesses entre les rouleurs qui commençaient à bronzer sur la côte Espagnole… on attaque les Pyrénées et ça commence à sentir la vache, la sueur et le goudron chaud qui te fait suffoquer sous le soleil de plomb.
Mais attention, c’est pas encore le grand règlement de comptes entre les extraterrestres du général.
Oui, y’a presque 4 000 mètres de dénivelé, oui y’a le col de Toses pour sortir d’Espagne… mais le profil sent surtout la bonne vieille échappée de baroudeurs qui vont prendre 12 minutes parce que personne avait envie de rouler derrière.
Le genre d’étape où tu vois partir huit mecs à l’avant, dont un Français ultra offensif qu’on connaît à peine, un Espagnol capable de grimper un mur avec un vélo de facteur, et un équipier belge qui devait juste “prendre les points du maillot à pois” avant de se retrouver en tête à 40 bornes de l’arrivée.
Et puis la montée des Angles… 1,7 km à 7 %, c’est typiquement le final qui fait exploser les jambes déjà bien cuites.
Pas assez dur pour les grands grimpeurs, mais largement suffisant pour transformer une échappée en concours de grimaces.
Bref, ça sent le vainqueur surprise qui lève les bras pendant que les favoris arrivent 42 secondes plus tard en mode : “non non, on contrôle”.
La chance du débutant au gamin? Notre Paulo Seixas ???