Aujourd’hui les gars, on reste à Barcelone, mais pas pour commander des tapas en terrasse. On parle de Montjuïc, le raidillon le plus connu du coin. Parce que dans le vélo, c’est pas une butte pour promener Mirza le soir pour aller faire son pipi : c’est un vrai petit juge de paix avec vue sur la ville.
Les habitués du Tour de Catalogne (Olé!) connaissent bien l’affaire. L’arrivée finale là-haut, c’est devenu un classique du printemps. Et généralement, ce ne sont pas les peintres du dimanche qui gagnent. Quand tu regardes les derniers noms qui ont levé les bras sur le promontoire, tu comprends vite l’histoire: Roglic en 2025, Pogacar en 2024, Evenepoel en 2023. Autrement dit, pas des bleus bite.
Là, le portrait du vainqueur est assez clair : il faudra un puncheur puissant, un type capable d’envoyer du lourd dans les pourcentages, de relancer après les virages, et de faire mal aux autres.
Et cette fois, ce sera peut-être encore plus irrespirable que sur le rendez-vous catalan du printemps. Pourquoi ? Parce que les difficultés sont concentrées dans les derniers kilomètres. Les derniers kilomètres risquent donc de tourner à la bagarre de chefs.
Les sprinteurs purs ? On les remercie d’être venus. Ils pourront admirer Barcelone, éventuellement lever la main pour faire coucou a maman qui est venue ce faire bronzé la rondelle en Espagne.
En résumé : Montjuïc, c’est du sérieux. Une colline mythique du Tour de Catalogne (Olé!), un terrain pour puncheurs solide, et un final concentré qui peut vite faire perdre des secondes précieuses pour le général.