Aujourd’hui les copains, on change de décor, mais pas forcément de scénario. On quitte les quais de Bordeaux pour plonger dans la Dordogne. Mais attention, pas n’importe quelle Dordogne: celle des cartes postales, des pierres beige clair, de Sarlat, de Lascaux.
Mais faut pas se laisser endormir par les grottes et les vieilles bâtisses : côté vélo, le dénivelé reste gentil, 1 150 mètres dans la journée.
Du coup, les sprinteurs battus la veille à Bordeaux vont forcément avoir les crocs. Ceux qui se sont fait enfermer, ceux qui ont lancé trop tôt, ceux qui ont “manqué de jambes” vont vouloir remettre l’église au milieu du village.
Et puis il y a le maillot vert. Là, les candidats vont ressortir la calculette, les coudes et le regard méchant. Deux occasions de marquer des points, ça ne se refuse pas. Dans le peloton, ça va frotter pour le sprint intermédiaire!
Les échappés, eux, vont encore tenter le coup, parce qu’un baroudeur, par définition, ça croit toujours que “sur un malentendu, ça peut aller au bout”. Ils auront la Dordogne, les châteaux, les grottes, les applaudissements des campings… mais derrière, les équipes de sprinteurs risquent de tenir la laisse courte. Pas question de laisser filer la victoire d’étape.
En résumé : belle balade périgourdine pour les téléspectateurs, journée piégeuse mais pas monstrueuse pour les coureurs, et probable nouvelle bagarre entre grosses cuisses. Les sprinteurs battus à Bordeaux vont vouloir effacer l’ardoise, et les chasseurs du maillot vert vont se battre pour les points comme des chiffoniers.